Il a fini par se faire une place dans le secteur aéronautique, non sans faire grincer quelques dents au passage. Il faut dire que François Chopard, 49 ans, ne mâche pas ses mots et n’hésite pas à fustiger l’inertie des grands groupes.
Lui n’a d’yeux que pour les start-up : l’incubateur qu’il a créé en 2014, Starburst Accelerator, a soutenu quelque 400 entreprises à ce jour et a investi directement dans 35 jeunes sociétés innovantes. Aujourd’hui, la structure qui offre des services de conseil emploie 40 personnes, possède six bureaux dans le monde (France, Allemagne, Israël, Singapour, Corée du Sud, États-Unis, Canada) et prévoit 10 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2020. Alors que le pari était loin d’être gagné, tant les start-up se faisaient alors rares dans le paysage aéronautique, Starburst Accelerator peut s’enorgueillir d’avoir notamment pour clients la Direction générale de l’armement, le ministère des Armées, la Nasa et l’US Air Force."On organise des événements pour sélectionner des start-up et on sert ensuite de relais de croissance pour développer ces petites structures", précise cet ingénieur Supélec, passé par les cabinets de conseil en stratégie PwC et Oliver Wyman.
Fort de cette réussite, François Chopard tente, non sans difficulté, de mettre en place son propre fonds de soutien. "Un frémissement commence à faire bouger les investisseurs financiers, constate-t-il. Le fonds que nous souhaitons créer est en bonne voie et il n’y a pas d’équivalent à ce jour dans le secteur." Autre objectif : l’ouverture de bureaux en Grande-Bretagne et, peut-être, en Espagne.



