Localiser des millions d’objets et récupérer leurs données de fonctionnement depuis l’espace. Qu’il s’agisse d’un conteneur en route sur les océans, d’un détecteur d’incendie au milieu d’une forêt, d’un capteur de niveau d’eau éloigné de tout réseau terrestre... C’est l’idée folle d’Alexandre Tisserant, le directeur général de Kinéis, société toulousaine d’une soixantaine de salariés.
Une infrastructure opérationnelle en 2025
Comment ? En déployant la première constellation franco-française de minisatellites. Cette infrastructure spatiale doit être opérationnelle au début de l’année prochaine. Grâce à ses actionnaires (Cnes, Bpifrance, CLS...) et après avoir levé 100 millions d’euros en 2020 pour mener à bien son projet, Kinéis va enfin mettre sur orbite ses cinq premiers satellites de 30 kg chacun. Ils sont fabriqués par le toulousain Hemeria. Le lancement aura lieu depuis la Nouvelle-Zélande entre le 10 juin et le 9 juillet. Kinéis ambitionne de franchir la barre des 100 millions d’euros de chiffre d’affaires d’ici à huit ans, correspondant à un parc d’environ 2 millions d’objets à surveiller depuis l’espace.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3728 - Mars 2024



