Le drone Patroller de Safran remporte son premier contrat à l’export auprès de la Grèce

Safran va livrer quatre drones tactiques Patroller à l’armée de terre grecque pour assurer des missions de surveillance. Avec Thales et la DGA, le groupe prépare une version armée de son appareil.

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Drone Patroller de Safran
Le drone Patroller de Safran peut voler jusqu'à 20 heures à une altitude de 20.000 pieds en embarquant jusqu'à 250 kg d'équipements électroniques pour assurer ses missions de surveillance.

Le drone Patroller de Safran a trouvé son premier client à l’international. A l’occasion du salon du Bourget, le groupe aéronautique a annoncé que la Grèce allait acquérir quatre appareils ainsi que trois stations de base pour pouvoir les opérer. Le montant du contrat n’a pas été communiqué.

Cette acquisition n’a pas donné lieu à une compétition puisqu’il s’agissait pour les forces grecques de moderniser leur ancienne flotte  de drones Sperwer déjà acquise auprès de Safran. Les premières livraisons devraient intervenir d’ici la fin 2024 et s’étaler jusqu’à fin 2025. Le contrat a été signé par l’intermédiaire de la NSPA, l’agence de l’OTAN en charge de l’achat d’équipements militaires. 

A priori, les drones Patroller livrés aux forces grecques ne seront pas armés. «Ces drones sont vendus dans une configuration afin d’assurer des missions de surveillance et de détection», explique Franck Saudo, président de la branche d’électronique et de défense du groupe Safran.

28 appareils pour les forces françaises

Jusqu’à aujourd’hui, seule l’armée française a acquis le drone tactique de Safran. Les forces françaises ont prévu d’acquérir un total de 28 appareils. «Le premier exemplaire sera livré cet été», précise Franck Saudo.

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Selon Safran, son appareil est le premier drone tactique à recevoir la certification nécessaire pour pouvoir survoler les villes. Le Patroller bénéficie également d’équipement de communications et navigabilité au standard de l’OTAN afin de faciliter la coopération des armées de l’alliance lors d’engagements militaires. L’appareil est capable de voler jusqu’à 20 heures à une altitude de 20.000 pieds en emportant de l’ordre 250 kilos d’équipements électroniques pour accomplir ses missions de détection et de surveillance. Son radar est fourni par le groupe italien Leonardo et sa boule optronique Euroflir 410 faite-maison, lui permettent de détecter et de caractériser des menaces à plusieurs dizaines de kilomètres de nuit comme de jour. La cellule du Patroller est fournie par le spécialiste allemand des monoplaneurs Stemme.

Un appareil assemblé à Montluçon

Le drone Patroller est produit à l’usine Safran de Montluçon (Allier). « En cas de nouvelles commandes à l’exportation, nous pourrions augmenter nos cadences de production », précise le dirigeant de Safran Electronics and Defense. 

Au Bourget, Safran présente ce que pourra être la future version armée du Patroller. Le groupe co-développe avec Thales et la DGA (Direction générale de l’armement) le système qui permettra à l’appareil de tirer des roquettes guidées par laser. Cette fonction devrait être disponible à partir de 2026.

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