Éruptions de volcans, mouvements d’icebergs, tremblements de terre… Le satellite Sentinel-1C permettra d’observer ces phénomènes depuis l’espace. Airbus progresse dans la construction de cet instrument en Allemagne. Mardi 11 août, le groupe européen a annoncé la réussite d’un test crucial. Pour la première fois, l’entreprise a déployé “les ailes” du satellite.
Une antenne radar de 12 mètres
Par “ailes”, il faut comprendre l’antenne radar du satellite. Airbus Defence & Space assure la construction de cette pièce de 12,3 mètres et de 860 kilos. Pour l’ensemble du satellite, un consortium de 60 entreprises européennes est mobilisé derrière le maître d’oeuvre, Thales Alenia Space.
Au moment du lancement, dans la fusée, les panneaux photovoltaïques et l’antenne du satellite sont repliés. C’est seulement après son déploiement en orbite terrestre que le satellite peut déplier ces instruments (voir vidéo-ci-dessous). “Le test de déploiement devait permettre de vérifier le bon déploiement de ces deux ailes et de mesurer la planéité de l'antenne comme indicateur de la qualité future des images SAR [radar à synthèse d’ouverture]”, explique Airbus dans un communiqué.

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Simuler les conditions d'apesanteur sur Terre
Concrètement, le test consiste à simuler les conditions d’apesanteur de l’espace en suspendant l’antenne à un dispositif spécial. Les équipes peuvent ainsi vérifier que les mécanismes de déploiement fonctionnent correctement. Des photos prises au Centre technologique intégré d’Airbus à Friedrichshafen (Allemagne) montrent cette étape.
Airbus (Crédit : Airbus)
Comme ses prédécesseurs (les satellites Sentinel-1A et 1B lancés en 2014 et 2016), le Sentinel-1C contribuera au programme d’observation de la Terre Copernicus en capturant des images jour et nuit. Ces données servent à de nombreuses applications, y compris dans l’industrie : cartographie des forêts, gestion de l’eau et des sols, surveillance des catastrophes, surveillance de l’environnement marin, cartographie de routine des glaces marines… Récemment, les images des Sentinel-1 déjà en orbite ont permis d’observer les dégâts provoqués par l’explosion au port de Beyrouth (Liban).
Décollage prévu en 2022
En 2015, un contrat de 400 millions d’euros avait été conclu pour construire deux nouveaux satellites Sentinel-1C et 1D. Avec une architecture identique aux 1A et 1B, ces successeurs permettront de fournir des données radar au programme Copernicus au-delà de 2029.
La campagne de test fonctionnel et de performance va se prolonger jusqu’en octobre 2020 pour le satellite Sentinel-1C. “Les caractéristiques des radiofréquences de l'antenne seront vérifiées avant l'expédition de l'instrument chez Thales Alenia Space pour l'intégration à la plate-forme”, précise Airbus. Le lancement du satellite est ainsi planifié pour 2022.



