La mobilité aérienne urbaine, un projet dans le vent pour Airbus Helicopters. Et qui a capté l’attention des pouvoirs publics. La preuve, c’est à Dugny (Seine-Saint-Denis), site spécialisé dans la production des pales d’hélicoptères de cette division du groupe Airbus, que se tient vendredi 1er octobre la première étape du Tour de France des (re)localisations effectué par Agnès Pannier-Runacher, ministre déléguée chargée de l’Industrie. Une initiative politique visant à démontrer sur le terrain l’efficacité de France Relance, le plan du gouvernement lancé en septembre 2020 en faveur notamment de l’industrie.
L’initiative gouvernementale va en effet accélérer un projet de développement qu’Airbus Helicopters avait déjà dans ses cartons et que L’Usine Nouvelle avait dévoilé en mars 2020. A savoir : une diversification vers la production de pales composites pour les drones de longue élongation et autres taxis volants.
Un marché certes embryonnaire mais prometteur, au vu de la multiplication des usages attendus liés au déploiement de ces engins, du fret à la surveillance, en passant par le transport de personnes sur de courtes distances.
Copyright AMELIE LAURIN L'usine de Dugny a l'ambition de devenir le pôle d'excellence des pièces composites tournantes, tous secteurs confondus. (Copyright Amélie Laurin)

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A terme, l’ambition d’Airbus Helicopters est de faire de cette implantation le centre d’excellence des pièces composites dynamiques du groupe, tous secteurs confondus. Le projet d’Airbus Helicopters cochait toutes les cases pour les pouvoirs publics : une diversification vers un marché prometteur, le renforcement d’une production industrielle de pointe sur le territoire, l’usage de procédés de fabrication ultra modernes et l’utilisation de matériaux composites. Dans le détail, le groupe a bénéficié d’une aide de 2,1 millions d’euros dans le cadre de France Relance, alors que le montant total du projet s’élève à 16,6 millions d’euros.
Une usine ultra moderne
Cette diversification devrait renforcer encore un peu plus le poids de ce site, qui emploie plus de 700 personnes. Inaugurée en 2017, cette usine ultra-moderne de 40 000 m² bardée de systèmes automatiques et de robots est venue remplacer le site historique de La Courneuve, devenu vétuste, situé à quelques encablures. Soit à l’époque un investissement de 130 millions d’euros. Une centaine d’embauches devrait encore être effectuée dans les prochaines années. La diversification vers la mobilité urbaine aérienne va donc pouvoir s’appuyer sur un outil industriel de pointe.
«Les formes des pales sont comparables quels que soient les usages, expliquait en 2020 à l’Usine Nouvelle Benoît Klein, le directeur du site. Mais il va nous falloir innover car pour ce segment qui pourrait devenir rapidement un marché de masse, la compétitivité de la production est un enjeu déterminant. Il faut à la fois être en mesure de produire ces pales à un coût compétitif mais également assurer un haut niveau de sécurité. En tant qu’acteur de l’aéronautique, nous pouvons faire valoir notre savoir-faire en matière de process de fabrication et de certification des pièces» Le financement du projet aujourd'hui sur les rails, Airbus Helicopters a les cartes en main pour le concrétiser.



