Le Falcon 10X va-t-il tailler des croupières à Gulfstream et Bombardier, les deux principaux concurrents de Dassault Aviation ? C’est l’objectif de l’avionneur français, avec ce jet d’affaires haut de gamme à long rayon d’action, dévoilé jeudi 6 mai. Le bi-moteurs, qui entrera en service fin 2025, sera le plus grand représentant de la famille des Falcon. Entre confort et équipements de pointe, Dassault a voulu frapper fort dans le très prometteur segment des jets d'affaires à très large rayon d'action. Prix de ventes affiché : 75 millions de dollars. Petit tour du propriétaire.
Un rayon d’action de près de 14 000 km

Le Falcon 10X sera en mesure d’effectuer des vols de 7500 miles nautiques, soit 13 890 kilomètres. Il pourra par exemple relier Paris et Santiago, ou bien encore New York et Shanghaï. Une autonomie qui lui permettra de concurrencer directement le Global 7500 de Bombardier mis en service en 2018 (14 260 km) et le G700 de Gulfstream (13 890 km), dont les premières livraisons débuteront en 2022.
Un cockpit dernier-cri

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Le cockpit du Falcon 10X concentre ce que Dassault sait faire de mieux en matière d’interfaces homme-machine et d’avionique. C’est le cas en particulier du dispositif tête haute à réalité augmentée, dénommé FalconEye, lancé en 2015 et constamment amélioré. Un système qui combine dans une seule vue la vision synthétique, la cartographie du terrain et les images de caméras thermiques. Autre innovation notable dans ce cockpit : une manette des gaz intelligente, qui contrôle en même temps les deux moteurs.
Une cabine modulaire

La cabine du Falcon 10X sera de loin la plus grande de la gamme des Falcon, avec un diamètre de 2,90 mètre (contre 2,70 mètre pour le Facon 6X), une hauteur maximale de 2,03 mètre et un volume totale de 78.7 m3. De quoi permettre une modularité suivant quatre sections d’aménagement (chambre, salon, salle de bain…).
Un environnement anti-fatigue

La fatigue générée par les voyages en avion est en grande partie due à la pressurisation de la cabine, équivalente à celle que l’on trouve suivant les appareils entre 1500 et 2000 mètres d’altitude. En raison de la longueur des trajets que peut effectuer le Falcon 10X, la pressurisation de cet appareil est, elle, équivalente à 900 mètres d’altitude. Dassault a également mis au point un système de purification de l’air qui assainit la cabine. Quant à la luminosité, elle est assurée par 38 hublots ultra large, près de 50% plus grands que ceux du Falcon 8X.
Une voilure en matériaux composites

C’est une grande première pour un avion d’affaires de Dassault : la voilure du Falcon 10X sera en matériaux composites à base de fibres de carbone. Un choix qui s’explique pour des raisons aérodynamiques, mêlant la vitesse de l’appareil et sa flexibilité. Ce matériaux permettra de réduire la traînée. Une approche inédite pour l’avionneur dans le civil, mais pas dans le militaire : le Rafale contient une grande partie de composites. Les ailes sont en outre dotées de dispositifs hypersustentateurs perfectionnés.
Un moteur ultra efficace

Pour son dernier-né, Dassault a fait le choix du motoriste Rolls-Royce : le britannique va fournir le Pearl 10X, issu de la famille de moteurs BR700. Un système propulsif qui affiche une poussée de 18 000 livres et offre une réduction de consommation de carburant de l’ordre de 5% par rapport aux moteurs de précédente génération. Le Pearl 10X peut également fonctionner à 100% avec des carburants alternatifs, tient à préciser le motoriste.



