Autodidacte de 34 ans et ancien sapeur-pompier de Paris, Jean Bertolotti a su allier sa passion pour les enjeux de sûreté-sécurité à une connaissance fine des milieux souterrains. En 2020, il crée Sub’roca, une société qui conçoit et fabrique des refuges de secours pour les ouvriers des galeries minières et des chantiers sous terre.
Une centaine de cabines chaque année
Implantée à Florange (Moselle), le groupement de sociétés de 40 salariés s’apprête à ouvrir une co-entreprise au Vietnam, en complément de ses filiales de Dubai et d’Afrique du Sud. Chaque année, une centaine de cabines de survie sont équipées dans ses ateliers, pour des mines en Érythrée ou la future liaison ferroviaire Lyon-Turin... Jean Bertolotti aime à rappeler que lors de l’incendie survenu cet automne dans un ouvrage hydraulique d’EDF – la galerie des Maurras (Var) –, «les ouvriers se sont confinés dans un refuge Sub’roca». Il a commencé sa carrière à 19 ans dans le bureau d’études de son père, un ancien de Charbonnages de France, spécialiste de la ventilation des mines et carrières. Après la liquidation de cette entreprise, Jean Bertolotti rebondit vite. Cherchant à intégrer au maximum la production, il a adossé à Sub’roca (chiffre d’affaires de 3,7 millions d’euros en 2024) une entreprise de signalisation ferroviaire. Il lui a confié la fabrication des sous-systèmes électroniques du refuge.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3740 - Mars 2025



