Défense : L’armée française va entraîner ses cybercombattants sur des simulateurs d’Airbus

L’armée a commandé à Airbus Defence & Space des simulateurs pour former et entraîner ses cybercombattants. Le montant de la commande pourrait s’élever à 250 millions d’euros. Les plateformes pourront être exploitées à l’occasion d’exercices de cyberdéfense organisés avec des armées étrangères lors d'exercices internationaux.
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Cybercombattants cyberdéfense
Ces dernières années, les armées ont érigé la cyberdéfense comme une priorité et avaient fixé l’objectif de compter de l’ordre de 5000 cybercombattants en 2025

La cyberdéfense s’apprend aussi par la simulation. La délégation générale de l’armement (DGA) va acquérir auprès d’Airbus Defence & Space et son partenaire Neverhack des simulateurs de formation et d’entrainement à la cybersécurité militaire. «Les plateformes permettront notamment de simuler des scénarios d’attaque-défense dans le cadre d’opérations militaires sur le champ de bataille numérique», a précisé le ministère des Armées dans un communiqué de presse diffusé le 10 juillet.

Le contrat d’une durée de huit ans couvre le développement, la réalisation et la maintenance des plateformes d’entrainement ainsi que la fourniture de prestations de formation et d’entraînement. Le montant maximal pourrait atteindre 250 millions d’euros. 

Les futures machines viendront en partie équiper l’Académie de la cyberdéfense du Comcyber (commandement de la cyberdéfense), qui inaugurera ses nouveaux locaux à Rennes. Les cybercombattants en herbe apprendront ainsi à contrer un grand nombre d’attaques informatiques : introduction d’un logiciel malveillant, vols de données, déni de service… La formation comprend également des volets pour détecter et se prémunir de la manipulation d’informations et la désinformation sur les réseaux sociaux.  

Réalisme soigné des cyberattaques

Pour ajouter au réalisme des cyberattaques, virtuelles Airbus précise que chaque cas d’usage intégrera des utilisateurs ayant de l'activité légitime, malencontreuse ou malveillante. Les simulateurs livrés par Airbus et son partenaire pourront être exploitées à l’occasion d’exercices de cyberdéfense organisés avec d’autres armées.

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L’achat de telles machines à un prestataire marque une première pour le ministère des Armées, qui utilisait auparavant des outils développés en interne. Selon le ministère, ces plateformes seront capables de reproduire l’environnement des réseaux et des systèmes d’information des forces armées et les systèmes d’armes.

Depuis 2016, les armées ont érigé la cyberdéfense comme une priorité en se dotant d'une doctrine, d'un commandement, et de cybercombattants. Les armées avaient dernièrement affiché l'objectif de compter de l’ordre de 5000 experts en cyberdéfense en 2025. La loi actuelle de programmation militaire prévoit d’investir 4 milliards d’euros dans le domaine cyber sur la période 2024-2030. Elle ambitionne également la création de 950 postes au profit principalement de l’Etat-major, de la DGA et de la DGSE.

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