Depuis ce mercredi 1er janvier 2020, à Seattle, aux Etats-Unis, la production de l'avion 737 MAX est suspendue. L'annonce avait été faite par son fabricant, l'avionneur américain Boeing, le 16 décembre. “Nous avons déclaré par le passé que nous évaluerions de façon continue nos plans de production si l’immobilisation du MAX durait plus longtemps que nous ne le prévoyions. À la suite de cette évaluation continue, nous avons décidé de donner la priorité à la livraison des avions stockés et de suspendre temporairement la production du programme 737”, annonçait Boeing dans un communiqué. L'entreprise ne précise pas la durée de cet arrêt.
Cette mesure drastique intervient neuf mois après l’immobilisation au sol de l’appareil, suite aux deux crashes impliquant le monocouloir de Boeing et ayant causé la mort de 346 personnes. Cette "annus horibilis" s'est conclue par la démission de son directeur général et ex-PDG Dennis Muilenburg, le 23 décembre. Il sera remplacé par David Calhoun officiellement à partir du 13 janvier 2020.
Pas de suppression de postes pour l'instant

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Pour l’instant, Boeing ne prévoit pas de suppression de postes. "Nous pensons que cette décision est la moins perturbatrice pour le maintien du système de production à long terme et la santé de la chaîne d'approvisionnement", ajoute le constructeur. Ce dernier doit communiquer fin janvier l’impact de ce choix sur ses résultats financiers.
Mais 12 000 personnes travaillent à l’usine de Renton, dans l’État de Washington, où est assemblé le 737 MAX. Une partie de ces effectifs pourrait être transférée vers d’autres sites du groupe. Reste que, comme le souligne le Seattle Times, ils n’ont pas les capacités à absorber tous ces salariés momentanément désœuvrés.
Safran pense déjà à la suite
Côté fournisseurs, l’équipementier américain Spirit, qui fournit les fuselages du 737 MAX, n’est pas le seul à subir le contrecoup industriel. C’est le cas aussi de CFM International : la société commune entre le français Safran et l’américain General Electric fabrique le moteur Leap, qui équipe tous les 737 MAX, mais aussi un peu plus de la moitié des Airbus A320neo.
Pour le moment, Safran était parvenu à limiter la casse. Début septembre, le motoriste affirmait que la baisse de cadences représentait un impact financier – un "trou" dans la trésorerie – de 300 millions d’euros par trimestre. En fin d’année 2019, l’impact financier devait néanmoins s’élever à environ 800 millions d’euros pour le groupe. Le manque à gagner – temporaire, comme on le souligne chez Safran – va donc encore augmenter. Mais en cas de problème persistant, le motoriste imagine déjà fournir un nouveau moteur au successeur du monocouloir…



