Non, l’IA générative n’est pas près de créer de nouveaux designs d’avion. En tout cas pas chez Airbus. «La technologie est très loin de le permettre et ne le pourra peut-être jamais» assène Fabrice Valentin, le responsable analyse avancée et intelligence artificielle du groupe, mettant en avant le caractère probabiliste de cette technologie.
Une aide précieuse pour les documents annexes
En revanche, son aptitude à gérer des documents complexes intéresse au plus haut point l’avionneur européen. «Dans le cadre de l’établissement de nos contrats avec les compagnies aériennes et nos fournisseurs, nous testons un outil qui réalise des propositions de clauses spécifiques, sur la base de clauses définies dans des cas de figure similaires», détaille le spécialiste. Documents techniques et textes financiers pourraient aussi être passés au crible. Cependant, l’humain aura toujours la main sur le document final. Pas d’utilisation directe donc, comme c’est déjà le cas dans certaines compagnies aériennes américaines. À partir des premiers tests, Airbus procédera à un bilan des capacités de l’IA générative dans le courant de l’année, qui lui permettra ensuite de préciser un calendrier de mise en musique de ce cas d’usage.

Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle 3731 - Juin 2024



