Les sous-traitants d'Airbus peuvent souffler (un peu). L'avionneur ne va pas imposer une remontée en cadence trop brutale à la filière. Il a indiqué ce 27 juillet qu'il n'atteindrait que début 2024, au lieu de l'été 2023, son objectif intermédiaire de production de 65 appareils monocouloirs par mois, tout en conservant un objectif de production mensuel de 75 avions monocouloirs en 2025. De quoi donner un peu plus de temps à la filière pour se préparer à cette montée en cadence, dans un contexte économique encore perturbé, notamment par les pénuries de matériaux.
"Les défis de la supply chain nous obligent à ajuster les étapes de montée en cadence de la famille A320 en 2022 et 2023, et nous visons désormais un rythme mensuel de 65 appareils début 2024", confirme Guillaume Faury dans le communiqué des résultats financiers du deuxième trimestre. "Nous avons par conséquent actualisé nos objectifs de livraisons pour 2022. Nous avons maintenu nos prévisions en matière de bénéfices et de trésorerie, soutenues par la solide performance financière du premier semestre."
Le chiffre d’affaires consolidé au deuxième trimestre s’élève à 24,8 milliards d’euros (contre 24,6 milliards d’euros sur la même période un an plus tôt). Airbus a livré 297 avions, autant (à l'unité près) qu'au premier semestre 2021. Pour l'année entière, l'avionneur européen a abaissé à 700 appareils, contre 720 auparavant, son objectif de livraisons.
Airbus dit aussi "étudier avec sa supply chain la possibilité d’augmenter la cadence de production des gros-porteurs afin de répondre aux besoins du marché suite à la reprise du trafic international".
Avec Reuters (Tim Hepher ; version française Jean Terzian, édité par Jean-Stéphane Brosse)



