La sécurité aérienne... au sol. Un paradoxe auquel s’attaque Airbus. Depuis la fin des années 2010, il développe un système capable d’alerter les appareils en cas de risque imminent de collision sur le tarmac. L’avionneur espère le déployer dès 2029.
Avec la hausse du trafic aérien, cette problématique est même désormais en tête des préoccupations des compagnies aériennes. Le système développé par Airbus repose sur l’utilisation des signaux ADS-B des avions, émis en permanence par les appareils commerciaux.
Ceux-ci fournissent toutes les informations de positionnement grâce aux différents systèmes de localisation par satellite (GNSS), tels que le GPS. Ce sont eux qui permettent à des sites comme Flight Radar d’assurer le suivi en temps réel du trafic aérien. « L’idée est d’utiliser ces signaux pour détecter de potentiels risques de conflit, résume un expert. Et ce dans une zone de temps de trente secondes, ce qui représente environ 2 000 mètres pour réagir à un avion en train d’atterrir. »
Une fois détecté, le conflit potentiel génère une alerte dans le cockpit, conduisant l’équipage à réagir, en remettant les gaz si l’appareil est en train d’atterrir et qu’un autre avion est sur la piste. Pour Airbus, toute la difficulté consiste à ajuster au mieux la sensibilité de la détection, via des algorithmes performants, de sorte à prévenir suffisamment tôt d’un risque sans pour autant générer d’alertes intempestives.

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Vous lisez un article de L'Usine Nouvelle n°3744-3745 - Juillet-Août 2025



